
Les rapports de coopération entre la Tunisie et les Pays-Bas remontent au 17ième siècle.
A l’heure actuelle, cette coopération se caractérise par une circulation croissante de personnes, de capitaux et de biens et cela à part les relations diplomatiques. La coopération concerne surtout les secteurs comme l’eau, l’agriculture, l’infrastructure, le transport, la culture, le sport et le tourisme.
Il est judicieux de passer en revue régulièrement la relation entre les Pays-Bas et la Tunisie.
C’est ainsi que l’année 2005 constituait une année particulière, marquée par des visites à haut niveau : la visite en Tunisie du Ministre Bot des Affaires Etrangères, du Prince d’Orange et du vice premier Ministre Brinkhorst ont donné un grand élan à la relation entre les deux communautés. En 2006 cet élan a connu une suite sous forme de la visite aux Pays-Bas du Ministre tunisien des Affaires Etrangères M. Abdallah, ainsi que de la visite à La Haye d’une délégation tunisienne de commerce et d’investissement, sous la conduite du Secrétaire d’Etat tunisien M. Lajimi.
L’intensification de la relation entre les Pays-Bas et la Tunisie se trouve implantée dans la relation entre l’Union Européenne et les pays en Afrique du Nord comme nos voisins du sud directs avec lesquels des accords de coopération ont été conclus visant à stimuler le processus de prospérité et de stabilité politique (démocratisation) dans ces pays. Ce n’est pas seulement parce qu’un ami proche vaut mieux qu’un parent éloigné mais aussi parce que la prospérité et une stabilité politique et économique sont d’une grande importance pour la paix et la sécurité dans le monde, ainsi que pour réduire de façon concrète entre autres la migration clandestine, la vente illégale d’armes, le terrorisme et la criminalité internationale. La coopération entre des services publics et entre des entreprises, la participation mutuelle à des activités sportives et culturelles, tout comme le soutien des ONG qui contribuent au développement d’une classe sociale moyenne et à la protection des droits de l’homme, sont également réalisables grâce au fonds financiers que le gouvernement néerlandais a libéré par l’intermédiaire de son Ambassade en Tunisie. Cependant, la relation entre les deux communautés devient la plus intensive, mais par contre la moins influençable, quand il est question de mariages entre des Tunisiens et des Néerlandais. Ces rapports plus intimes ont pour conséquence que non seulement la circulation des personnes change de caractère, mais aussi l’intérêt que prêtent les familles à des développements au niveau local.
Quelquefois la relation entre les Pays-Bas et la Tunisie tourne mal. C’est le cas au niveau des gouvernements quand un des partis critique la politique de l’autre et notamment au sujet des droits de l’homme mais aussi quand un joint-venture entre des entreprises échoue ou quand des touristes sont victimes de vols (c’est également possible à Amsterdam) ou encore quand il est question de divorces dans les mariages mixtes et la problématique que ces divorces entraînent au sujet de la tutelle des enfants. Dans ces cas-là, il importe que les gouvernements et les Ambassades donnent priorité aux intérêts des personnes les plus vulnérables dans le conflit : les touristes victimes, les enfants issus des mariages mal tournés, les employés des joint ventures, ainsi que les militants des droits de l’hommes.
Nous vivons de plus en plus dans un village planétaire. Les événements qui se déroulent d’un côté de la Méditerranée ont souvent une influence directe sur les sociétés de l’autre côté et les gens parcourent les océans en peu de temps. Favoriser de bonnes relations entre les peuples en vue de justice, de paix et de sécurité dans le monde, est quelque chose qui nous regarde tous.
La direction et le personnel de cette Ambassade s’engagent à y contribuer, surtout en offrant un service adéquat à la communauté néerlandaise à l’étranger et cela sous tous ces aspects.
Rita Dulci Rahman
Ambassadeur de Sa Majesté à Tunis