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La nature et l'environnement

L'intérêt des Néerlandais pour la nature et l'environnement s'est développé dès les années soixante-dix du XX e siècle, principalement sous l'impulsion du rapport du Club de Rome, traduit en français sous le titre « Halte à la croissance ? », qui prédit notamment l'épuisement des réserves de combustibles fossiles (pétrole et gaz naturel). L'attitude des Néerlandais à l'égard des sources d'énergie et de l'équilibre entre l'activité humaine et l'environnement a été fortement influencée par ce rapport.

• Préserver la nature
• Qualité de l'environnement
• La politique environnementale internationale
• Sources d'énergie alternatives
• Des instruments orientés sur le marché
• Participation de la population


Préserver la nature

Un pays aussi densément peuplé que les Pays-Bas se doit de protéger ses zones naturelles. Aussi les pouvoirs publics néerlandais achètent-ils et gèrent-ils eux-La Naturemêmes des zones naturelles présentant un intérêt particulier et subventionnent-ils des organisations privées qui poursuivent les mêmes objectifs. Un nombre croissant d'agriculteurs ou de groupes d'agriculteurs concluent avec l'État des accords aux termes desquels ils s'engagent à devenir les gestionnaires de la nature sur leurs terres ou sur les terres appartenant à une organisation de protection de la nature.

Le ministère de l'Agriculture, rebaptisé en 2003 ministère de l'Agriculture, de la Nature et de la Qualité des Aliments, a publié en 1990 un plan d'action qui doit permettre aux pouvoirs publics de rendre à la nature la place qui lui revient. L'instrument principal de ce plan d'action est le réseau des zones protégées, un ensemble continu et cohérent de zones dans lesquelles la faune et la flore doivent pouvoir se développer dans de bonnes conditions. À l'horizon 2018, les Pays-Bas devraient compter 700 000 hectares de zones naturelles pour une superficie totale de 41 528 km 2.

Les Pays-Bas comptent 19 parcs nationaux, d'une grande diversité, parmi lesquels la région humide du Biesbosch, les dunes mouvantes de Loonen et de Drunen, et l'île de Schiermonnikoog, dans la mer des Wadden, qui occupe une place à part. Les parcs nationaux les plus anciens sont ceux de la Haute Veluwe et du Veluwezoom.

Qualité de l'environnement

Comparés à d'autres pays européens, la forte démographie, l'industrialisation poussée, l'importance du parc automobile et le caractère intensif de l'agriculture et de l'horticulture exercent une pression considérable sur l'environnement aux Pays-Bas. Cette pression est compensée en grande partie par des mesures techniques, plus strictes en moyenne que dans les autres pays de l'Union.

La politique environnementale des Pays-Bas réduit la pression sur l'air, l'eau et les sols et stabilise l'impact des gaz à effet de serre et les nuisances dues au bruit. La pollution est un problème qui dépasse de plus en plus souvent les frontières nationales : les fleuves européens charrient des substances polluées en provenance d'autres pays, et la pollution de l'air, elle non plus, ne s'arrête pas aux frontières.

Une partie de la pollution a même un impact au niveau mondial (atteinte de la couche d'ozone et effet de serre). C'est pourquoi l'Union européenne intervient de façon croissante dans la lutte contre les problèmes environnementaux à grande échelle.

La politique environnementale internationale

Aux Pays-Bas, le débat sur l'environnement a été marqué, ces trente dernières années, par deux événements majeurs - la conférence des Nations unies sur l'environnement, en 1972, et le rapport de la Commission mondiale pour l'environnement et le développement, en 1987 -dont les effets continuent de se faire sentir.

Depuis les années quatre-vingt, les thèmes de l'assainissement des eaux usées, de l'élimination des déchets, de la dépollution des gaz de fumée, de l'assainissement des sols et de la lutte contre les nuisances sonores sont inscrits à l'agenda du gouvernement. Ceux de l'acidification et du dessèchement s'y ajoutèrent à la fin de la décennie.

Depuis 1995 environ, c'est la réduction des émissions de CO 2, en liaison avec les changements climatiques, qui retient toute l'attention, tandis que la sécurité prend elle aussi une importance croissante, notamment depuis la catastrophe causée par l'explosion d'un entrepôt de feux d'artifice à Enschede.

Sources d'énergie alternatives

Si l'agenda politique s'est constamment adapté aux circonstances, ces trente dernières années, on peut néanmoins dire, grosso modo, que les mesures préventives l'emportent désormais sur les mesures a posteriori. Le Quatrième programme national de lutte contre la pollution (2001) poursuit la politique d'amélioration durable de l'environnement accompagnée d'une croissance de l'économie fondée sur la transformation de la société.

On attend du consommateur, mais aussi du producteur et des pouvoirs publics, une nouvelle approche et la recherche de solutions durables : remplacement du moteur à essence par le moteur électrique sur les voitures, utilisation de sources d'énergie alternatives. C'est ainsi qu'une compagnie pétrolière vient de mettre au point, en collaboration avec un constructeur automobile, la première voiture roulant à l'hydrogène.

L'hydrogène pourrait bien être le combustible de l'avenir : propre (le moteur ne dégage qu'un peu de vapeur d'eau), extrêmement efficace et disponible en quantité suffisante.

Des instruments orientés sur le marché

L'État dispose de divers instruments - réglementations, autorisations, accords, incitants financiers -, qu'il utilise selon le thème, le groupe cible et les circonstances. Le plus souvent, il recourt à un dispostif composé de plusieurs instruments. Il ne suffit pas, pour résoudre les grands problèmes environnementaux, d'intensifier les instruments existants ; il faut aussi recourir à des instruments orientés sur le marché, tels que les taxes, les impôts et la négociabilité.

Il importe à cet effet que les impacts nocifs sur l'environnement - actuellement encore laissés aux générations futures et aux pays du tiers-monde - soient taxés ou portés en compte. L'utilisation de ces nouveaux instruments cadre avec le nouveau rôle de pouvoirs publics qui ne réglementent plus la société dans ses moindres détails, mais créent les cadres et les conditions nécessaires pour que la société puisse résoudre elle-même ses problèmes.

Participation de la population

Les Néerlandais se sentent très concernés par les questions d'environnement et se montrent très coopératifs à l'égard de mesures telles que les économies d'énergie. C'est ainsi que les émissions de CO 2 par habitant comptent parmi les plus faibles d'Europe.

L'aspect le plus frappant de cet état d'esprit est l'attitude de la population dans le domaine du tri sélectif des ordures ménagères : chacun dépose consciencieusement verre, vieux journaux, piles, restes de peinture ou déchets putrescibles dans les bacs ou les poubelles spéciales mis à sa disposition. De leur côté, les agriculteurs se montrent aussi plus réceptifs aux problèmes touchant à l'environnement (voir chapitre 12).

Link: Holland.com
Link: Ministry of Foreign Affairs
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